Zürich, Januar 2016


Verein Freundschaft mit Djiredji Casamance



Lieber Spender, Liebe Spenderin


Wir laden Sie zur ordentlichen Generalversammlung

unseres Vereins ein:


am Freitag, 26. Februar um 18.30 Uhr

in den Räumen der Autonomen Schule Zürich, Sihlquai 125

Traktanden


- Erläuterungen zum Jahresbericht

- Erläuterungen zur Jahresrechnung

- Ausblick

- Diverses

- Gemeinsames Nachtessen



Für den Vorstand

Mischa Brutschin

(Präsident)

Catherine Aubert Barry

(Kassiererin)





  	

Jahresbericht Freundschaft Djiredji 2016 als PDF




www.casamangepoissons.ch


PC Konto 61-286805-5

Freundschaft Djiredji

8000 Zürich

IBAN CH60 0900 0000 6128 680 5











Der Verein „Freundschaft mit Djiredji“ wurde von einer Gruppe von Moderator_innen und Aktivist_innen der Autonomen Schule Zürich (ASZ) (Verein Bildung für Alle) gegründet, einem selbstverwaltetem Bildungsprojekt für Menschen mit oder ohne Aufenthaltsstatus. Die ASZ bietet u.a. unentgeltliche Deutsch- und Computerkurse und stellt einen Ort der Begegnung für Menschen verschiedener Herkunft dar.

Im Schulbüro engagieren sich zahlreiche Zugewanderte. Sie sind die erste Anlaufstelle für Leute, die sich für das Projekt interessieren – sei es als Moderierende oder als Kursteilnehmer_Innen. Die Mitglieder des Schulbüros tragen mit ihrem täglichen Einsatz den Schulalltag und prägen durch ihre Mitbestimmung die Ausrichtung dieses Bildungsprojektes. Je nach Möglichkeiten und Interesse übernehmen sie Moderationen ganzer Klassen oder helfen mit. Zusammen mit den Aktivist_Innen der AG Gemeinschaftsleben tragen sie den offenen Treffpunkt, welcher die ASZ ebenfalls ist. Dazu gehört nebem dem Unterhalt der Infrastruktur auch das Putzen, der Einkauf und das Kochen, bei Anfängerkursen mitmoderieren, kochen, putzen und mit ihrem täglichen Einsatz den Alltag und die Ausrichtung des Bildungsprojektes mitprägen, -bestimmen und -tragen.











Eine der wichtigsten und täglich präsenten Personen der Schule ist seit Frühling 2013 Mamadou Dabo, Jahrgang 1960, der täglich kocht und Essen ausgibt. M. Dabo war im Senegal von 1985 bis 1999 Generalsekretär der Bauarbeitergewerkschaft UTLS. Als Unterstützer der vom Staat militärisch bekämpften Unabhängigkeitsbewegung der Casamance, geriet er Ende der 90er Jahre zwischen beide Fronten, musste untertauchen und lebte danach jahrelang in anderen westafrikanischen Ländern. 2011 reiste er als blinder Passagier nach Italien.

Nach einer mehrjährigen Reise durch Südeuropa stellte er im Frühling 2013 in der Schweiz einen Asylantrag. Im Juli 2014 ist sein Asylantrag in 2. Instanz abgelehnt worden. M. Dabo hat sich nun entschieden, nach einer 15-jährigen Flucht in seine Heimatregion zurückzukehren, wo auch noch seine drei minderjährigen Kinder leben, und zu versuchen, eine neue Existenz aufzubauen. Als Gewerkschafts-Sekretär hatte er bereits vor seiner Flucht Firmen mit seinem Know-how vor dem Konkurs bewahrt, indem er sie betriebswirtschaftlich beriet. So gelang es ihm, u.a. drohende Entlassungen zu verhindern. Es hat uns deshalb nicht überrascht, dass unser Freund als Perspektive für seine Rückkehr ein ausgereiftes Projekt präsentiert hat, für das er jedoch auf eine Starthilfe angewiesen ist. Zu diesem Zweck haben wir am 6.9. 2014 den Verein ‚Freundschaft mit Djiredji Casamance‘ gegründet, der sich zum Ziel gesetzt hat, das Startkapital für dieses Projekt zu sammeln. Da Mamadou Dabos gemäss Entscheid des BFM in den nächsten Monaten verlassen sollte, sind wir auf schnelle Hilfe angewiesen.















INTERVIEW AVEC MAMADOU DABO

pour le Newsletter de février 2014 du GBKZ Gewerkschaftsbund/Union des syndicats du Canton de Zurich

Mamadou Dabo est un activiste syndicaliste du Sénégal. Poursuivi politiquement il y a 15 ans il a dû quitter sa patrie Il y a 15 ans a vécu des années dans différents pays d’Afrique et d’Europe avant d’arriver en Suisse en 2013.


Décris-nous tes activités syndicales au Sénégal. Quel était ton travail ? Es-ce qu’il y a des syndicats libres et un droit de grève ?

J’ai travaillé à partir de 79 dans la construction et me suis syndiqué dans l’BTB (Bâtiment et Bois) qui faisait partie de l ‘UTLS (Union des travailleurs libres du Sénégal). En 83 on a organisé un congrès des travailleurs du bâtiment et du bois. Le secrétaire général avait perdu la confiance de la base et on m’a proposé comme nouveau secrétaire général. J’avais alors 23 ans et j’ai d’abord refusé par manque d’expérience. Mais on m’a répondu que personnne ne naissait avec de l’expérience. J’ai été nommé par les délégués présents. La moitié des délégués présents étaient membres du parti de l’indépendence et du travail PIT (parti de l’indépendence et du travail), un parti considéré alors comme communiste. A partir de là j’ai quitté le chantier et je travaillais à Dakar et on m’a envoyé 25 jours en Union Soviétique en formation. J’étais le secrétaire général du BTB à Dakar et j’intervenais quand il y avait des conflits, des litiges ou des problèmes dans les chantiers ou des entreprises. On essayait de résoudre les problèmes à l’amiable, d’éviter les licenciements et on travaillait avec l’inspection du travail. Comme problèemes je citerais des patrons qui refusaient de payer les frais de transport qui devaient être payés si les ouvriers habitaient à plus de 3 km de l’entreprise ou si les ouvriers n’étaient pas payé selon leur qualification ou catégorie.

Quand on n’arrivait pas à se mettre d’accord on allait parfois au tribunal ou on organisait des sit-ins et la grève était toujours seulement la dernière arme quand les négociations et expressions de mécontentement avaient échoué. Avec le temps notre syndicat s’exprimait aussi sur des problèmes politiques et sociaux dans notre pays surtout sur les mesures d’austérité qui étaient, elles pour la plupart en relation avec les lois dictées par la banque mondiale et le Fonds monétaire international. Officiellement le droit de grève existait dans le code du travail mais il n’était pas appliquable. Et notre syndicat le UTLS était illégal, il était toléré mais ne pouvait pas officiellement participer au premier mai et était considéré comme communiste. Comme nous étions lié au PIT, cela a un peu changé quand celui-ci a participé au gouvernement en 1995. Avant l’indépendence il n’y avait eu qu’un seul syndicat le CNTS (Confédération nationale des Travailleurs du Sénégal) qui était le syndicat de l’Etat. Nous on disait: La grève n’est pas légale si on perd mais devient légale si on réussit. Une grève perdue pouvait signifier des licenciements massifs, de la prison pour les activistes.

Pourquoi as-tu dû fuir de ta patrie. Pourquoi est-ce que tu étais poursuivi ?

Moi je viens du sud, de la Casamance où il y a eu un mouvement indépendantiste (MFDC mouvement des Forces démocratiques) assez fort pendant un certain temps. Moi je recrutais secrètement des membres pour cette organisation. Comme je savais bien parler on peut dire que mon arme était la parole et j’expliquais pourquoi les Casamançais en réalité n’étaient pas sénégalais. En 99 une liste des activistes est tombée dans les mains du gouvernement. Je risquais donc la prison ou la mort car pendant un certain temps il y avait presque une situation de guerre civile en Casamance. C’est à ce moment que j’ai quitté mon poste et mon pays et que ma longue période de vie inofficielle dans différents pays de l’Afrique ensuite de l’Europe a commencé. Mais je me suis aussi détaché du MFDC dont je n’approuvais plus la politique. Depuis 15 ans je n’ai plus rien à faire avec eux. Par ma mère je savais le portugais et ai vécu un certain temps en Guinea Bissao et ai fait différents travaux pour gagner de l’argent. J’ai même cherché et trouvé de l’or ! J’essayais toujours d’envoyer de l’argent à ma famille pour mes trois petits enfants. Je vivais surtout dans la brousse. A cette époque je ne savais pas que l’asyle politique existait et que j’aurais pu présenter une telle demande.

Les nouvelles sur des noyés aux frontières externes de l’Europe se multiplient régulièrement. Est-ce que ton voyage pour l’Europe était aussi aussi dangereux/aventureux ?

Pour venir en Europe nous avons trouvé un bateau italien qui devait retourner en Italie pour être réparé. Nous étions dix personnes à être dans ce bateau officiellement comme marins pêcheurs (chacun avait payé 3000 Euros) et effectivement pendant le voyage on pêchait des poissons comme nourriture pour l’équipage. C’était en 2008. Arrivés, moi je suis parti dans une voiture frigo qui partait pour la France et finalement je suis arrivé au Portugal où j’avais des amis. Plus tard j’ai vécu en Espagne où quelqu’un m’a parlé du droit d’asile et m’a conseillé de tenter ma chance en Suisse. Un jour j’ai eu l’argent nécessaire et j’ai acheté un billet de train et en traversant la France je suis entré en Suisse sans aucun contrôle de douane.

Tu es venu il y a 20 mois à Zurich. Comment vois-tu la situation des requéreurs d’asyle ici ?

Je croyais que la Suisse était un état de droit mais effectivement elle renvoie tous les Africains de l’Afrique de l’Ouest. Elle considère surtout les Eritréens, les Somaliens et les Tibétans. La Suisse soutient parfois aussi des présidents africains au pouvoir. Mais quand ceux-ci perdent le pouvoir elle commence à parler mal d’eux.

Peux-tu nous dire quelque choses sur les conditions de travail de travailleurs ayant un statut précaire und provisoire ?

Ils sont à la merci des patrons qui profitent d’eux. Ils notent que la moitié des heures qu’ils ont effectivement travaillé. Il n’y a pas de contrôle de la part des autorités. Un exemple est l’entreprise chargée de nettoyer chaque nuit tous les MC Donalds de la région de Zurich. Ceux qui réclament sont immédiatement licenciés. D’ailleurs les contracts ne sont qu’oraux.

On va bientôt t’expulser, parce que la Suisse consdère le Sénégal comme étant sûr. Qu’est-ce qui t’attend là-bas ? As- tu déjà des projets d’avenir ?

J’ai peur de retourner et de finir en prison ou tué. Mais après tant d’années de précarité j’ai envie d’essayer une nouvelle existence. Je retourne dans mon petit village perdu de Casamance et je ne veux plus m’occuper de politique et me vouer à la pisciculture. Il y a eu deux gouvernements différents depuis mon départ. A côté de la peur, j’ai beaucoup d’espoir.

Merci beaucoup pour cet interview.

Questions : Björn Resener, traduction et interview avec Dabo en français : Catherine Aubert Barry

















Fisch ist eines der wichtigsten Eiweissprodukte, das im Senegal gegessen wird. Durch die Überfischung des Meeres und die Abgelegenheit gewisser Regionen – gerade auch in der südlich gelegenen Casamance – ist jedoch für die Bevölkerung die Versorgung mit frischem Fisch oft schwierig. Der Fluss Casamance und seine zahlreichen Arme bieten nun ideale Voraussetzungen, um in der Haute Casamance, die 200 km vom Meer entfernt liegt, eine Fischzucht anzusiedeln und zu betreiben. Der Aushub der Teiche auf dem ans Wasser grenzenden Landstück, das im Besitz der Familie Dabo ist, der Kauf und Transport der Brutfische sowie des technischen Materials benötigen aber ein Startkapital in der Grössenordnung von 23000 Franken.

Dabei handelt es sich um die Investitionen, die getätigt werden müssen, bis die ersten Fische gefischt und verkauft werden können. M. Dabo erwartet, dass das Projekt innert einem Jahr selbsttragend sein sollte. D Vorgesehen sind für die Startphase vier feste Arbeitsplätze und mehrere Arbeitsstellen im Auftragsverhältnis (Verkauf und Vertrieb der Fische). Die Fische sollen im lokalen Umfeld verkauft werden. Für den Transport der Fische ist vorgesehen, in er Startphase einen Kühltransporter zu mieten. Die Nahrung der Fische wird aus der lokalen Landwirtschaft bezogen: Bei der Herstellung von Erdnuss- und Soja-Öl entstehen tresterähnliche Rückstände. Vermischt mit Algen kann daraus ein nahrhaftes Fischfutter hergestellt werden.













Gegenstand Beschrieb Betrag in CHF
Total Kosten 24600
Kühlwagenkauf bei genügend Mitteln 3000
Ideales Sammelziel inklusive eigenem Kühlwagen 27500
Sammelziel des Vereins 21600
Technisches Material
Rohre für Wasserleitungen 50 Stk 100
Fischbehälter 100 950
Büromaterial 1550
Wagen 10 400
Netze 20 800
Arbeitskleider u. a. Material 1050 5700
Andere Kosten
Teichaushub für 10 Teiche 8500
Kauf der Brutfische im Nordsenegal 20/30gr 3000
Transport Brutfische 100
Löhne 4 Arbeitsstellen und div. Aufträge 1 Jahr 6000
Kühlwagenmiete erstes Jahr 100
Diverses 1200 18900
Kauf der Brutfische im Nordsenegal 20/30gr 3000








Es sind Kontakte gelaufen zu Fair Fish. Im Rahmen dieser Kontakte, steht für Mamadou Dabo in Aussicht, ein Praktikum in einem Fair Fish nahen Betrieb zu absolvieren. Die Unkosten dieser Kurzausbidlung würden vom Verein Foyer Anny Hug übernommen. Herzlichen Dank!














Dabo ist auch bereit, interessierte Personen oder Gruppen über das Projekt und die aktuelle Situation im Senegal zu informieren.


Freundschaft mit Djiredji
c/o Michael Schmitz
Pfirsichstr. 7
8006 Zürich
info[at]casamangepoissons.ch

Kontoinformationen
PC: 61-286805-5
IBAN CH60 0900 0000 6128 6805 5 8000 Zürich













26. JUNI 2015
MAXIM THEATER
AUSSTELLUNGSSTRASSE 100
TÜRÖFFNUNG 19:30UHR
FOTOAUSTELLUNG
BAR


Tram 4, 13, 17 und Bus 32 bis Limmatplatz




WARUM MAN AN DER WESTKÜSTE AFRIKAS KEINE FISCHE MEHR FINDET

SOLIVERANSTALTUNG ORGANISIERT VOM VEREIN FREUNDSCHAFT MIT DJIREDJI



  • Photoausstellung der Region Casamance im Süden Senegals
  • Auszüge Dokumentarfilm
  • Präsentation des Fischzuchtprojektes von Mamadou Dabo
  • Anschliessend Diskussion


Mamadou Dabo ein abgewiesener Asylbewerber und Aktivist der Autonomen Schule Zürich stellt sein Fischzuchtprojekt vor. Es ist nicht nur als neue Existenzgrundlage bei seiner Rückkehr im Senegal geplant, sondern auch zur lokalen Milderung der Überfischung und zur besseren Versorgung mit Fisch einer vom Meer abgelegenen Bevölkerung zur Schaffung von Arbeitsplätzen in einer abgelegenen Region unter Nutzung der lokalen Ressourcen, mit dem Ziel, einen sinnvollen Kreislauf zwischen Landwirtschaft und der Fischzucht aufzubauen (z.B. Trester/Exkremente können wieder als Nahrung/Dünger verwendet werden)


Eintritt frei


Freundschaft mit Djiredji Casamance,
8000 Zürich,
IBAN CH 60 0900 0000 6128 6805 5 (Postfinance),
PC 61-286805-5





Rote Fabrik
im Rahmen des Lampedusa-Festivals
Details zum Programm

15. Februar 14.00 Uhr

"Möglichkeiten und Grenzen
migrantischer
Selbstorganisation"






16.Januar 18.30 Uhr im Galetas
route du Jura 49
in Fribourg

Unterstützungsabend für Dabos Projekt




Projektion eines Videos
von
Ousmane Sembène


& offene Diskussion & Abendessen




mit Mamadou Dabo







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